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Ce qu’il faut absolument faire à Odesa

*Pourquoi le nom de la ville « Odesa » s’écrit avec un seul « s »?
Nous écrivons le nom de la ville sous la forme « Odesa » avec un seul « s » afin de respecter l’orthographe ukrainienne et la dénomination originale. Les formes internationales traditionnelles comportant un double « s » peuvent encore être utilisées, mais la forme ukrainienne correcte ne comporte qu’un seul « s »..
La ville d’Odesa a été fondée comme un port de commerce. Grâce à sa situation géographique avantageuse, Odesa est aujourd’hui l’un des plus grands ports du bassin de la mer Noire et de la mer d’Azov. Situé dans la partie nord-ouest de la mer Noire, il se trouve au carrefour des routes commerciales historiques reliant l’Orient et l’Occident.
Le phare de Vorontsov fait partie intégrante du port et guide les marins depuis plus de deux siècles. Le premier phare fut érigé en 1815 sur le cap du Grand Fontan. Sa construction fut achevée par le gouverneur général Mikhaïl Vorontsov, auquel le phare doit son nom.
La Maison au mur unique est le bâtiment le plus insolite d’Odesa et l’une des curiosités architecturales les plus remarquables de la ville. Toute l’année, elle attire des foules de touristes intrigués.
Vue de face, elle ressemble à une demeure ancienne tout à fait ordinaire, ornée de magnifiques balcons en fer forgé, de corniches originales et de riches décorations en stuc, sans se distinguer particulièrement des autres immeubles historiques d’Odesa. Mais il suffit de se déplacer légèrement et de l’observer sous un certain angle pour que le bâtiment prenne une toute autre apparence : il semble complètement plat, comme s’il n’était constitué que d’une seule façade.
Cet étonnant effet d’optique est dû à son architecture particulière. L’édifice ne possède pas de mur arrière, tandis que ses murs latéraux rejoignent la façade principale selon un angle très aigu, lui donnant une forme triangulaire. C’est cette caractéristique qui lui a valu le surnom de « Maison plate ». Pour la même raison, on lui attribue souvent des propriétés mystérieuses et on l’appelle également la « Maison de la Sorcière ».
L’Escalier Potemkine figure parmi les dix plus beaux escaliers d’Europe. Il doit son nom au réalisateur Sergueï Eisenstein, qui l’a immortalisé dans son célèbre film Le Cuirassé Potemkine, donnant ainsi naissance à cette appellation. Aujourd’hui, l’escalier compte 192 marches (à l’origine, il en comptait exactement 200, mais huit furent supprimées lors de l’agrandissement du port) et une dizaine de volées. Long de 142 mètres, il a été conçu selon un effet de perspective : sa base, large de 21,7 mètres, est nettement plus large que son sommet, qui ne mesure que 12,5 mètres. Ainsi, vu d’en haut, il semble conserver la même largeur sur toute sa longueur. Les parapets paraissent parallèles et seuls les paliers sont visibles, à l’exception de la volée supérieure. En revanche, observé depuis le bas, l’escalier paraît beaucoup plus long et l’on ne distingue qu’une succession ininterrompue de marches.
Ce mini-musée en plein air permet de découvrir une partie de l’histoire de la ville. On y trouve plusieurs objets remarquables : un pavillon à la forme originale, un pont Bossu aux élégantes grilles ajourées, des ornements sculptés, un griffon en fonte d’art ainsi qu’un puits datant du milieu du XIXᵉ siècle. C’est l’un des lieux préférés des jeunes mariés pour leurs séances de photos.
Le pont de la Belle-Mère est une version réduite du pont de la grande-duchesse Charlotte, construit à Luxembourg en 1965. Son premier nom officiel était le pont Komsomol. Cependant, cette appellation est peu connue. À l’époque soviétique, on souhaitait le nommer ainsi parce que l’actuel boulevard Jvanetsky s’appelait alors boulevard Komsomol. Plus tard, il fut également baptisé pont des Capitaines. Aujourd’hui, ni l’un ni l’autre de ces noms ne sont réellement utilisés.
En raison de sa conception, le pont oscille sensiblement sous l’effet du vent. Il suffit de s’y arrêter quelques instants et d’être attentif pour sentir le tablier vibrer sous ses pieds. Si deux ou trois personnes sautent en rythme, les oscillations deviennent impossibles à ignorer. On raconte même que les étudiants en physique avaient pour tradition de faire balancer le pont à l’occasion de la fête de leur faculté. Ainsi, puisqu’il oscille, on dit qu’il est aussi capricieux… qu’une belle-mère ! Selon une autre version, il « bavarde » comme la langue d’une belle-mère. Quoi qu’il en soit, l’imagination et l’humour des habitants d’Odesa sont sans limites !
Le monument à l’Orange n’est pas simplement un hommage à un fruit du Sud : il commémore le fruit qui, selon la légende, a littéralement sauvé Odesa. Inauguré en 2004, ce monument est une composition en bronze représentant une orange dont une partie de l’écorce a été retirée et quelques quartiers extraits. À leur place se trouve la figure de l’empereur Paul Ier. Sur l’orange sont également représentés les édifices les plus célèbres d’Odesa : le Théâtre national académique d’opéra et de ballet d’Odesa, la cathédrale de la Transfiguration du Sauveur ainsi que la colonnade du palais Vorontsov. Enfin, l’orange est attelée à une troïka de chevaux.
La cuisine d’Odesa est savoureuse et haute en couleur. Elle possède son caractère unique et sa touche bien à elle ! Ayant assimilé les meilleures traditions culinaires des peuples venus des quatre coins du monde, elle représente un remarquable mélange de cultures et de saveurs authentiques. Parfumés à la grecque, relevés à la bulgare, raffinés à la française et généreux à l’italienne, les plats de la cuisine d’Odesa sont de véritables petits chefs-d’œuvre culinaires, qui embellissent les tables et font la fierté de chaque famille odessite.
Dans chaque plat d’Odesa, on retrouve le goût naturel des produits ainsi qu’un équilibre des saveurs perfectionné au fil des générations. Les recettes les plus populaires reposent sur des ingrédients que toute ménagère d’Odesa peut acheter quotidiennement au marché Pryvoz. La mer Noire offre aux habitants poissons et fruits de mer, le climat doux fournit une abondance de légumes et de fruits juteux, tandis que les terres fertiles donnent de riches récoltes de céréales. Et l’on y cultive également un excellent raisin, dont sont issus des vins raffinés.
La plupart des domaines viticoles se situent en dehors de la ville. De nombreux vignobles de notre région sont implantés sur le même parallèle que les prestigieuses régions viticoles de Bordeaux et de Bourgogne. Partout dans le monde, c’est à cette latitude que les vignerons produisent de grands vins.
Les vins de la région d’Odesa sont réputés bien au-delà des frontières de l’Ukraine et remportent régulièrement des distinctions lors de prestigieux concours internationaux de dégustation.
L’initiative d’ériger un monument à Steve Jobs à Odesa est venue des étudiants et du rectorat de l’Académie d’État de réglementation technique et de la qualité. Le monument a été installé devant la façade de la résidence universitaire de l’Académie, dans la rue Novosselsky. Il a été inauguré solennellement le 5 octobre 2012, à l’occasion du premier anniversaire de la disparition de Steve Jobs. Un dispositif intégré à la sculpture permet aux passants d’accéder gratuitement à Internet grâce au Wi-Fi. Sur la face avant du monument, une plaque fixée au piédestal porte l’inscription, en russe et en anglais : « Merci, Steve ».
Le célèbre marché Pryvoz d’Odesa est un bazar haut en couleur où, selon le dicton, « l’on peut tout acheter ». Il est devenu l’un des symboles de la ville. Construit dans la première moitié du XIXᵉ siècle sur la place Pryvozna comme une extension du Vieux Marché, Pryvoz était à l’origine destiné au commerce « depuis les charrettes », c’est-à-dire directement à partir des véhicules des marchands. Ce n’est qu’à la fin du XIXᵉ siècle que des bâtiments permanents y furent édifiés, faisant progressivement de Pryvoz le principal marché d’Odesa. Il était alors considéré comme l’un des plus grands marchés d’Europe.
Dans les années 1830, Odesa comptait trois marchés : le marché Grec, le Vieux Marché et le Nouveau Marché. À cette époque, Pryvoz était encore considéré comme une partie intégrante du Vieux Marché, une vaste place presque dépourvue de bâtiments où les marchandises étaient vendues directement depuis les charrettes. Son histoire commence en 1827, lorsqu’un immense marché fut aménagé sur la place Pryvozna. Il ravit rapidement la première place à son prédécesseur et devint le « roi » des marchés d’Odesa. En 1913, l’architecte F. Nechtroukh fit construire quatre bâtiments supplémentaires de deux étages, connus sous le nom de « Passage aux Fruits », qui complétèrent harmonieusement l’ensemble architectural de Pryvoz.
Les années ont passé, mais ce marché légendaire est resté le plus vaste, le plus animé, le plus pittoresque et le plus fréquenté d’Odesa.
Le cœur d’Odesa bat dans ses anciennes cours intérieures, entourées d’interminables balcons, où les chats, omniprésents, paressent au soleil tandis que le linge fraîchement lavé sèche au vent. Malheureusement, cette atmosphère disparaît peu à peu. Autrefois, un simple coin de cour servait à la fois de terrain de sport, de buanderie, de cuisine, de salle à manger en plein air et même de lieu de rencontre pour les voisins. On y faisait la lessive, on y préparait les repas, on y élevait les enfants, on discutait des dernières nouvelles et l’on organisait de grandes tablées lors des fêtes. Aujourd’hui, la verdure cède progressivement la place à l’asphalte, les tables et les bancs disparaissent, tandis que les voitures des habitants occupent de plus en plus d’espace. Peu à peu, l’odeur de l’essence remplace celle des fleurs et du poisson farci.
On considère généralement que la date de naissance du cinéma est parfaitement connue : 1895. Cette année-là eurent lieu deux événements majeurs de l’histoire du septième art : le 13 février, les frères Louis et Auguste Lumière annoncèrent officiellement l’invention de leur cinématographe et en obtinrent le brevet ; puis, le 28 décembre, ils organisèrent la première projection publique payante au monde dans le sous-sol du Grand Café, situé sur le boulevard des Capucines à Paris.
On sait moins que l’inventeur ukrainien Yossyp Tymtchenko, mécanicien de l’Université d’Odesa, avait conçu un appareil cinématographique de sa propre invention deux ans auparavant, dès 1893. Le 9 janvier 1894, lors de la sixième séance de la section de physique du IXᵉ Congrès des naturalistes et médecins russes à Moscou, son appareil fut présenté pour la première fois au public. Les spectateurs émerveillés purent voir à l’écran des cavaliers au galop ainsi que des lanceurs de javelot en mouvement. Deux jours plus tard, le 11 janvier 1894, le procès-verbal de cette séance, véritablement historique, fut publié, attestant officiellement le fait et la date de la première projection cinématographique publique de l’histoire…
Les secrets de la production cinématographique, depuis la naissance d’une idée jusqu’à sa réalisation à l’écran, peuvent être découverts dans le musée de l’exposition cinématographique des Studios cinématographiques d’Odesa, unique en Ukraine. Les objets exposés, soigneusement conservés et utilisés lors des tournages de films avec de grands acteurs ukrainiens, n’ont pas d’équivalent digne de ce nom dans l’ensemble de l’espace post-soviétique.
L’eau minérale « Odeska n° 1 » est unique au monde par sa composition minérale. Ses propriétés curatives n’ont d’ailleurs pas encore été entièrement étudiées. Les recherches les plus récentes y ont mis en évidence la présence d’ions d’argent, ce qui signifie qu’en plus de ses nombreuses autres qualités, elle possède également des propriétés bactéricides.
Cette eau minérale thérapeutique présente des propriétés exceptionnelles : elle favorise la sécrétion biliaire et la diurèse, régule l’acidité de l’estomac ainsi que la motricité du tractus gastro-intestinal et améliore le fonctionnement du pancréas. Il est possible de la déguster au Sanatorium clinique Maxime-Gorki, qui dispose de trois puits alimentés par cette eau aux vertus curatives.
L’efficacité et les propriétés uniques de la boue de l’estuaire de Kouïalnyk sont reconnues dans toute l’Europe. Ses effets thérapeutiques ne peuvent être comparés qu’à ceux des boues de la mer Morte.
Les catacombes d’Odesa constituent un phénomène entouré d’innombrables mystères et légendes. Il s’agit d’un vaste réseau de galeries souterraines d’origines et de fonctions diverses. Environ 95 % des catacombes sont d’anciennes carrières souterraines d’où l’on extrayait la pierre utilisée pour construire la ville. Elles comprennent également des tunnels de drainage, des « mines » – anciennes caves à usages variés –, des bunkers militaires, de multiples passages secrets ainsi que de véritables grottes naturelles. Comprendre cet enchevêtrement de cavités souterraines de différentes origines n’est pas toujours facile, même pour les habitants d’Odesa. Les souterrains conservent de fascinants témoignages des différentes époques de l’histoire de la ville, et leur visite procure des impressions véritablement inoubliables.
Les concerts des orchestres d’harmonie au Jardin municipal sont devenus l’une des traditions et des cartes de visite d’Odesa. Le Jardin municipal est souvent considéré comme le cœur de la ville. Il fut offert à Odesa le 10 novembre 1806 par Félix de Ribas, frère du fondateur de la ville, José de Ribas.
Du côté de la rue Derybasivska, l’entrée du jardin est gardée par une famille de lions en bronze rapportée de France au XIXᵉ siècle. On peut également s’y asseoir sur un banc aux côtés de Leonid Outiossov, admirer l’une des célèbres « douze chaises » et contempler, au centre du jardin, une fontaine musicale dont les jets changent de hauteur au rythme de la musique et des jeux de lumière. Le répertoire est principalement composé de mélodies classiques revisitées dans un style contemporain.
Où pourrait-on mieux s’asseoir sur la douzième chaise du célèbre salon de Madame Petoukhova qu’à Odesa ?
En plein milieu de la rue Derybasivska se dresse un monument représentant la dernière, la douzième chaise du célèbre roman Les Douze Chaises d’Ilf et Petrov. Ce roman, écrit par les auteurs odessites Ilf et Petrov, a été adapté au cinéma plus de dix-huit fois, notamment à Cuba, en Iran, en Suède, au Brésil et même dans le Troisième Reich. Publié en 1928, il connut sa première adaptation dès 1933 avec une coproduction polono-tchécoslovaque. La plupart des adaptations furent transposées dans le contexte local : au Brésil, Ostap Bender devint une danseuse de music-hall ; aux États-Unis, un entraîneur de courses de puces ; certaines versions se terminèrent même par un heureux dénouement, et les fameuses chaises furent parfois au nombre de cinq… ou même de treize.
Odesa est riche de son patrimoine culturel et historique, de ses monuments uniques, de son humour légendaire et, bien sûr, du grand nombre de personnalités remarquables qu’elle a offertes au monde. De nombreux écrivains, artistes, musiciens et autres figures éminentes de la culture y ont vécu et créé, contribuant à faire connaître Odesa dans le monde entier.
Cette allée perpétue la mémoire des Odessites qui ont apporté une contribution inestimable au développement culturel de la ville. La première plaque est dédiée à la ville elle-même – l’étoile « Odesa ». Les autres honorent des personnalités célèbres d’Odesa, telles qu’Anna Akhmatova, Iouri Olecha, Isaac Babel, Mikhaïl Jvanetsky, Kira Mouratova, Leonid Outiossov, Sacha Tcherny, Sviatoslav Richter et bien d’autres.
Selon le classement du magazine Forbes, le bâtiment du Théâtre national académique d’opéra et de ballet d’Odesa figure parmi les onze monuments les plus remarquables d’Europe de l’Est (2008). C’est le seul théâtre présent dans cette liste.
L’intérieur du théâtre impressionne par sa splendeur et son luxe. Les détails de style baroque nous transportent dans un univers merveilleux « destiné à susciter l’extase spirituelle », comme le souligne justement l’un des articles consacrés au théâtre. Les riches moulures dorées, les magnifiques sculptures et les nombreux miroirs contribuent à arracher le visiteur au quotidien pour l’immerger dans le monde enchanteur de la musique et du théâtre. Le plafond de la salle est orné de quatre panneaux du peintre viennois N. Lefler inspirés des œuvres de William Shakespeare : Hamlet, Le Songe d’une nuit d’été, Le Conte d’hiver et La Nuit des rois. Le somptueux lustre monumental, qui semble flotter dans les airs malgré un poids d’environ deux tonnes, complète ce décor exceptionnel.
Le jardin du Musée de la littérature est considéré comme l’une des cartes de visite d’Odesa. Chaque année, il accueille entre 90 000 et 100 000 visiteurs. Il y a réellement beaucoup à y découvrir. On y trouve les sculptures de pratiquement toutes les personnalités légendaires d’Odesa. À l’occasion de l’Humoryna, le 1ᵉʳ avril 2000, le monument à « Odesa-Maman » y a été inauguré. On peut également y admirer des compositions humoristiques consacrées à des héros de la littérature et à des personnages emblématiques du folklore urbain, réalisées par des sculpteurs contemporains : « Rabinovitch », « L’Antilope Gnou », « Le Monument au génie à venir », « Sacha le musicien », « Le Duc en jean », « La Fourgonnette verte », « Micha l’Odessite », « Les Chalands chargés de mulets », « Le Monument au lecteur inconnu », ainsi que le monument à Ilia Ilf et Evgueni Petrov.
La grande roue a été inaugurée en 2011 dans le Parc central de la culture et des loisirs Taras Chevtchenko d’Odesa. On y trouve également de nombreuses attractions : carrousels, autos tamponneuses, montagnes russes, maison hantée, stand de tir et bien d’autres encore. Après les attractions, il est agréable de se promener dans le parc qui s’étend le long du littoral. Les habitants comme les visiteurs de la « perle de la mer Noire » ont ainsi l’occasion unique d’admirer toute la beauté d’Odesa depuis les airs. Symbole du soleil éclatant d’Odesa, cette grande roue figure parmi les plus célèbres d’Europe. C’est la plus haute d’Ukraine et l’une des principales attractions de la ville.
La saison balnéaire à Odesa dure environ cinq mois, de mai jusqu’à la mi-septembre. Durant cette période, la température de l’eau varie généralement entre 17–18 °C et 24–25 °C.
Le littoral balnéaire de la ville s’étend sur une trentaine de kilomètres. Toutes les plages d’Odesa sont différentes et, en plus des plages aménagées, la ville possède également de nombreuses plages sauvages ; chacun peut donc y trouver son endroit préféré. Parmi les principales plages aménagées figurent Arcadia, Lanzheron, Otrada, Zoloty Bereh, la 13ᵉ station du Grand Fontan, Louzanivka, Delfin, Tchaïka, Tchornomorka et bien d’autres.
Arcadia est la Mecque de la vie nocturne et des clubs en Ukraine. La vie nocturne d’Odesa surpasse celle de la plupart des grandes villes ukrainiennes et, en été, seule Ibiza, en Espagne, peut véritablement lui faire concurrence. Les nombreux clubs de renommée internationale attirent des milliers de vacanciers tout au long de la saison estivale. Arcadia et les rues voisines regorgent également d’attractions et de lieux de divertissement. Tout le quartier est baigné de verdure et déborde de couleurs, d’animations et d’émotions.
Aujourd’hui, Langeron est l’un des lieux de promenade préférés des habitants d’Odesa, quelle que soit la saison ou l’heure de la journée. On peut y nourrir les mouettes, se rafraîchir près des fontaines pendant les journées de chaleur ou admirer un magnifique coucher de soleil sur la mer Noire en compagnie de la personne aimée.
Autrefois, c’est ici que se trouvait la résidence de campagne du gouverneur de la Nouvelle-Russie, Alexandre Langeron, qui donna son nom à ce quartier. Des bâtiments d’origine, il ne subsiste aujourd’hui que l’arche monumentale, construite en 1830 par l’architecte Franz Boffo.
C’est également à cet endroit que se trouve le delphinarium « Nemo », où il est possible non seulement d’assister aux spectacles des dauphins, mais aussi de nager avec ces attachants mammifères marins en plein air.
Aucun gouverneur de la ville n’est aussi respecté par les habitants d’Odesa que le célèbre Armand de Richelieu. Grâce à ses efforts, Odesa est passée du statut de petit port à celui d’une ville somptueuse capable de rivaliser avec les capitales européennes par sa beauté et sa prospérité. Durant les onze années de son administration (1803–1814), les recettes de la ville furent multipliées par vingt-cinq et les revenus douaniers par quatre-vingt-dix. Peu après, Louis XVIII le rappela en France, où il fut nommé à deux reprises chef du gouvernement. En 1828, les habitants d’Odesa élevèrent, grâce à une souscription publique, un monument en bronze à leur Duc bien-aimé.
Les bâtiments semi-circulaires originaux furent construits dans les années 1830 selon les plans du célèbre architecte pétersbourgeois Avraam Melnikov, en hommage au style classique alors très en vogue. L’un des bâtiments (7, boulevard Prymorsky) abrita successivement les principales administrations municipales : la Douma d’Odesa, l’Office de bienfaisance publique, le Comité de construction, le Tribunal de commerce et d’autres institutions administratives. Le second bâtiment (8, boulevard Prymorsky), d’abord propriété privée, fut transformé en 1840 en un prestigieux hôtel Pétersbourg, où aimaient séjourner les hôtes les plus illustres de la ville.
Le monument à Armand de Richelieu, avec en arrière-plan les bâtiments semi-circulaires de couleur jaune et l’Escalier Potemkine, constitue l’ensemble architectural le plus emblématique et le plus reconnaissable d’Odesa.
Ce somptueux palais de style Empire, construit en 1827 d’après les plans de l’architecte Franz Boffo, est situé sur le boulevard Prymorsky, à gauche du monument au Duc, dans la ruelle Vorontsov qui porte son nom. Il fut la résidence du gouverneur général de la Nouvelle-Russie, Mikhaïl Semionovitch Vorontsov.
Le palais était alors un lieu d’une intense vie mondaine : on y organisait des bals et des réceptions, les portes d’honneur restaient grandes ouvertes, les vastes fenêtres illuminées rayonnaient dans la nuit, toutes les langues d’Europe y résonnaient et l’on y discutait politique, commerce et, bien sûr, amour.
Le pavillon à colonnes de style antique est l’un des symboles d’Odesa ; il est également appelé la rotonde ou le belvédère. Construit entre 1826 et 1828 par l’architecte Franz Boffo comme orangerie du palais Vorontsov, il se dresse au bord même de la falaise, offrant une vue spectaculaire sur la baie d’Odesa, les silhouettes des grues portuaires et les docks du littoral.
Composée de dix paires de colonnes doriques, cette élégante colonnade blanche, légèrement incurvée, est visible depuis la mer lorsque l’on approche de la ville.
Le bâtiment de l’Hôtel de Ville d’Odesa est l’un des joyaux architecturaux du boulevard Prymorsky, réalisé dans le style classique. Il fut construit entre 1829 et 1837 d’après les plans de Franz Boffo et de Giorgio Torricelli. À l’origine, il abritait la première Bourse d’Odesa, dont l’activité principale était le commerce des céréales, de la farine et des produits issus de la meunerie.
Au-dessus de l’entrée est installée une imposante horloge fabriquée en 1868 par la maison anglaise « Smith & Sons ». Au-dessus de celle-ci se dressent deux figures féminines représentant le Jour et la Nuit, symboles de l’éternité du temps. Toutes les demi-heures, l’horloge interprète la mélodie « Odesa, ma ville natale », tirée de l’opérette L’Acacia blanc d’Isaak Dounaïevski, devenue l’hymne de la ville.
À Odesa, entre le stade « Tchornomorets » et l’allée des Capitaines, dans le Parc central de la culture et des loisirs Taras Chevtchenko, se trouve le plus grand skatepark permanent d’Ukraine, d’une superficie de plus de 1 000 m². Cette piste de skate à quatre niveaux, dotée d’un revêtement solide et sécurisé ainsi que de nombreux modules pour les figures, accueille les amateurs de sensations fortes comme les passionnés de sport souhaitant pratiquer le roller, le skateboard ou le BMX. Le skatepark se distingue par son intégration harmonieuse dans la végétation existante du parc. Il dispose d’un poste de secours, de tribunes, d’un éclairage, d’un système de vidéosurveillance et d’un accès Wi-Fi gratuit. Afin que cette oasis dédiée aux sports extrêmes résiste aux fortes chaleurs de la côte de la mer Noire, les pelouses sont équipées d’un système d’arrosage automatique.
En se promenant dans le Parc central de la culture et des loisirs Taras Chevtchenko, on peut apercevoir un ancien mur à arcades surmonté d’une tour. Il y a plus de deux cents ans, cet emplacement faisait partie de la ligne défensive ottomane. En 1793, la forteresse d’Odesa y fut édifiée ; elle exista pendant une vingtaine d’années, empêchant les Ottomans de reprendre le contrôle de la baie et permettant ainsi la construction du port et de la ville. En 1811, la forteresse fut désaffectée et transformée en quarantaine. Certaines de ses structures sont parvenues jusqu’à nos jours, notamment la tour à poudre et l’arcade. Au pied de cette dernière se trouvait le port de la Quarantaine, où les navires arrivant à Odesa étaient immobilisés pendant environ deux semaines afin d’éviter la propagation des épidémies de peste. Après la suppression de la quarantaine et l’aménagement du nouveau parc, le mur de la Quarantaine est devenu un belvédère très apprécié.
La Route de la Santé est un lieu de loisirs emblématique pour les habitants d’Odesa. Son nom révèle à lui seul sa vocation : en toute saison, elle est parcourue par un flot ininterrompu de cyclistes, de patineurs, de coureurs et d’amateurs de promenade. Toutefois, avant d’entreprendre une longue marche ou une course, il convient d’évaluer ses forces, car cet itinéraire mesure plus de six kilomètres. Il s’étend depuis le Parc central de la culture et des loisirs Taras Chevtchenko en longeant les célèbres plages de Lanzheron, Otrada et Arcadia. Il est possible d’y louer un vélo ou de circuler en voiturette électrique. Tout au long du parcours se trouvent des terrains de sport, des pistes pour le vélo ainsi que de magnifiques pentes où l’on peut profiter de la nature et des splendides paysages marins.
Au pied du boulevard Prymorsky, l’artère piétonne préférée des habitants d’Odesa, se trouvent deux espaces verts insolites : le parc d’Istanbul et le parc Grec, reliés par un tunnel passant sous le célèbre Escalier Potemkine. Ils offrent un véritable voyage en Turquie et en Grèce, à la découverte de l’histoire et de la culture de ces deux pays, en plein centre d’Odesa.
Le parc d’Istanbul est un cadeau offert par la municipalité d’Istanbul à l’occasion du vingtième anniversaire du jumelage entre les deux villes. C’est un espace vert parfaitement entretenu, agrémenté d’un remarquable aménagement paysager. On y trouve de nombreux bancs confortables, des pavillons, des espaces de détente avec des tables, des aires de jeux pour enfants, des installations sportives, un pavillon de distribution d’eau minérale ainsi qu’une fontaine unique : la Grotte de Diane.
Son voisin, situé à gauche de l’Escalier Potemkine, est le parc Grec, offert à la ville par la diaspora grecque d’Odesa en signe de gratitude. On peut y admirer des copies de statues de la Grèce antique provenant du célèbre musée de l’Acropole, la fontaine « Le Commencement des commencements », symbole de la création du monde, ainsi que de nombreux autres éléments inspirés de la mythologie grecque.
Le plus ancien et le plus vaste parc d’Odesa a été inauguré en 1875. À l’origine, il portait le nom de parc Alexandre en l’honneur de la visite de l’empereur Alexandre Ier, qui y planta lui-même un chêne. Dès 1920, il fut rebaptisé en hommage au grand poète ukrainien Taras Hryhorovytch Chevtchenko, dont le monument s’élève près de l’entrée principale. Autour de celui-ci sont installés des bancs artistiques portant des vers de ses œuvres.
Sur près de quarante-cinq hectares de verdure se trouvent l’Allée de la Gloire, complexe mémoriel dédié aux victimes de la Seconde Guerre mondiale, le Théâtre Vert, un amphithéâtre accueillant des rencontres littéraires, des concerts, des foires et des festivals gastronomiques, ainsi que le stade « Tchornomorets », le plus grand du sud de l’Ukraine, qui domine les pentes douces du parc et sert de terrain au club de football du même nom.
Sur la promenade de Lanzheron se dresse une sculpture insolite intitulée « La Maison du Soleil », représentant une ancienne porte d’Odesa portant l’inscription « Domus Solis ». Ouverte vers l’est, elle permet d’admirer, chaque matin, le lever du soleil venant réchauffer le cœur vibrant d’Odesa : la mer Noire. Ce monument en bronze possède un prototype en bois dont la durée de vie s’est étendue sur près de deux siècles. Au XIXᵉ siècle, cette porte ornait l’entrée principale de la maison située au 21, rue Richelievska et accueillait avec élégance les visiteurs. C’est ici que l’on formule ses souhaits les plus secrets, qui, selon les témoignages, finissent toujours par se réaliser.
Odesa est une ville ouverte à l’art, qui a transformé ses rues en une véritable salle d’exposition à ciel ouvert pour les créations des sculpteurs contemporains. Ces œuvres s’intègrent harmonieusement au paysage urbain sans rompre l’équilibre des ensembles architecturaux historiques. On y rencontre le petit banquier de la rue Derybasivska, les gigantesques escargots multicolores près de la plage de la 14ᵉ station du Grand Fontan, le « rêveur » d’Odesa installé sur la promenade entre les 15ᵉ et 16ᵉ stations du Grand Fontan, ainsi que de nombreuses autres sculptures originales. Beaucoup d’entre elles ne portent d’ailleurs aucun nom, laissant à chacun le plaisir d’en imaginer un.
À Odesa existe le projet Odessarium, dans le cadre duquel des artistes ukrainiens et étrangers transforment les murs aveugles des immeubles en magnifiques fresques monumentales. Ces œuvres de street art racontent symboliquement la vie de la ville, en transmettent l’atmosphère unique et inspirent aussi bien les habitants que les visiteurs.
Les fresques sont réparties dans différents quartiers d’Odesa. On peut découvrir le Cheval de feu et d’eau sur le boulevard Français, observer un couple d’amoureux dans la ruelle Pyrohovsky et apercevoir un célèbre personnage de dessin animé dans la rue Sehedska.
Pour les habitants d’Odesa, les chats n’ont jamais été de simples animaux : ils sont de véritables citoyens de la ville. Ils y sont effectivement très nombreux et affichent presque toujours une allure bien nourrie. Ces félins indépendants vivent principalement dans les cours d’Odesa, les docks du port et le célèbre marché Pryvoz. Quant à leurs versions sculptées, elles se cachent malicieusement aux quatre coins de cette ville animée, invitant chacun à partir à leur recherche.


Le site touristique d’Odesa :

https://odesa365.omr.gov.ua/en