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Odesa et la France : plus de 200 ans d’histoire commune


Odesa à travers les siècles
Les armoiries et le drapeau d’Odesa

L’empreinte française dans l’histoire d’Odesa n’est pas un simple épisode historique ni un effet de mode. Elle constitue le fondement même sur lequel la ville est née, s’est développée et a acquis son caractère unique. À partir de la fin du XVIIIe siècle, des représentants de l’aristocratie française, fuyant les bouleversements de la Révolution française, eurent l’opportunité exceptionnelle de réaliser leurs ambitions politiques et administratives sur les rives de la mer Noire. Ce sont eux qui transformèrent le modeste port de Khadjibey en la troisième ville la plus importante de l’Empire, en posant les bases de son commerce libre, de sa culture cosmopolite et de son architecture européenne.
Lorsqu’on évoque Odesa, il est impossible d’ignorer la personnalité devenue le principal symbole de son âge d’or : Armand Emmanuel Sophie Septemanie de Vignerot du Plessis, duc d’Aiguillon, duc de Fronsac, duc de Richelieu, respectueusement appelé à Odesa « notre Duc ».
Descendant du célèbre cardinal de Richelieu, il arriva aux frontières méridionales de l’Empire en 1803 en tant que gouverneur de la ville.
Au cours de ses onze années d’administration (1803–1814), Richelieu accomplit un véritable miracle économique et social:
Explosion démographique : la population d’Odesa fut multipliée par quatre. Des commerçants, artisans et colons venus de toute l’Europe s’y installèrent.
Essor économique : les recettes douanières de la ville furent multipliées par vingt-cinq. Odesa devint la principale porte maritime pour l’exportation des céréales.
Développement des infrastructures et verdissement urbain : sur ordre de Richelieu, les rues furent pavées et la ville, jusque-là sèche et poussiéreuse, fut plantée des premiers acacias blancs, qui devinrent par la suite l’un des symboles naturels d’Odesa.
Richelieu ne dirigeait pas la ville depuis un bureau luxueux. Il inspectait personnellement les chantiers, contrôlait la qualité du pain sur les marchés et faisait construire des hôpitaux. Lorsque la terrible épidémie de peste atteignit Odesa en 1812, il ne quitta pas la ville. Il acheta des médicaments à ses propres frais, instaura une quarantaine extrêmement stricte et participa à l’inhumation des victimes, mettant sa propre vie en danger.
En 1814, après la chute de Napoléon, Richelieu retourna en France afin d’occuper le poste de président du Conseil sous le règne de Louis XVIII, mais il conserva jusqu’à la fin de sa vie un profond attachement à Odesa. En signe de gratitude, les habitants de la ville lui érigèrent en 1828 le premier monument en bronze de l’histoire d’Odesa, au sommet du boulevard Primorsky. Celui-ci demeure aujourd’hui encore le principal symbole de la ville.
Le successeur de Richelieu au poste de gouverneur général fut un autre Français remarquable : le comte Louis Alexandre Andrault de Langeron (1815–1820).
Langeron possédait un tempérament différent : excentrique, spirituel et passionné. Toutefois, sa contribution au développement d’Odesa fut tout aussi considérable. C’est lui qui réussit à concrétiser le rêve de Richelieu en obtenant pour la ville le statut de porto-franco (zone de libre-échange).
Ce régime transforma Odesa en un immense marché ouvert, attirant capitaux, marchandises et populations de tout le bassin méditerranéen.
Sous son administration furent également créées plusieurs institutions majeures : le célèbre Lycée Richelieu, deuxième établissement d’enseignement supérieur du territoire ukrainien après l’Académie Mohyla de Kyiv, le premier journal de la ville, Messager de la Russie Méridionale, publié en français, ainsi que le Jardin botanique.
Odesa fut conçue comme une ville européenne. Son urbanisme fut développé par des architectes d’origine française ou formés dans la tradition de l’Académie des Beaux-Arts de Paris.
Le plan orthogonal des rues proposé par l’ingénieur d’origine française François de Wollant (Franz de Volan) fut progressivement enrichi par des réalisations architecturales remarquables.
L’un des premiers architectes à doter Odesa d’édifices majestueux de style Empire fut François Chal. Arrivé de Paris à la fin des années 1810, il participa à l’aménagement du littoral. Il conçut les imposantes installations défensives et sanitaires de la quarantaine du port d’Odesa, élabora des projets de réorganisation du front de mer et prit part à l’aménagement initial du boulevard Primorsky.
Il transforma également la célèbre « maison Wagner », située à l’angle de la rue Deribasivska et de l’actuelle rue Yevropeïska, afin d’y installer le Lycée Richelieu.
Une autre figure importante de l’école française fut l’architecte Jean-Baptiste Savier. Son œuvre la plus célèbre est le palais Vorontsov (1826–1828), construit au bord de la falaise dominant la mer. Savier réussit à associer la rigueur du classicisme à de subtils motifs orientaux, créant une résidence qui impressionnait les voyageurs par son élégance et son harmonie avec le paysage maritime.
Au milieu du XIXe siècle, le relais fut repris par Louis César Otton, représentant d’une célèbre dynastie française établie à Odesa. Son activité se développa principalement dans les années 1840–1850, à l’époque où l’éclectisme, le néo-baroque et le rococo étaient particulièrement appréciés.
Selon ses plans furent construits de nombreux hôtels particuliers, immeubles de rapport et édifices religieux, dont la monumentale église de l’Assomption sur la rue Preobrajenska.
L’influence française est perceptible dans la structure même des bâtiments d’Odesa : galeries traversantes, cours intérieures, abondance de stucs décoratifs et de balcons en fer forgé rappelant les boulevards parisiens. C’est pour cette raison que les contemporains qualifiaient souvent Odesa de « petit Paris » ou de « Marseille du Sud ».
Durant la première moitié du XIXe siècle, la culture française dominait largement la vie de la ville.
La langue de Molière et de Voltaire n’était pas seulement un signe de distinction sociale : elle était utilisée dans la correspondance officielle de l’administration locale, dans les contrats commerciaux et dans la presse.
L’aristocratie et la riche bourgeoisie marchande d’Odesa imitaient Paris dans tous les domaines, depuis la mode vestimentaire jusqu’aux habitudes gastronomiques.
La vie culturelle était inconcevable sans le théâtre et l’opéra français. Sur la scène du premier théâtre municipal d’Odesa se produisaient régulièrement des troupes françaises qui présentaient les nouveautés venues de Paris.
De nombreux restaurants et cafés appartenaient également à des Français. Le célèbre café « Caesar Auton », fondé par le père de l’architecte Louis Otton, réunissait l’élite intellectuelle et économique de la ville. On y discutait des prix des céréales, on y concluait des contrats de plusieurs millions et on y débattait de politique autour d’une tasse de café.
Même la toponymie d’Odesa conserve la mémoire de cette époque :
Le boulevard Français : l’une des avenues les plus prestigieuses et pittoresques de la ville, longeant le littoral de la mer, doit son nom aux liens historiques et culturels étroits avec la France.
La rue Langeronivska : elle porte le nom du comte de Langeron. Sa résidence s’y trouvait et c’est à partir de cette rue que fut instaurée la numérotation des bâtiments de la ville.
La plage et le quartier de Langeron : situés à l’emplacement de l’ancienne résidence de campagne du comte, léguée par celui-ci à la ville, ils sont devenus l’un des lieux de loisirs les plus populaires d’Odesa.
Les relations entre Odesa et la France ne furent pas toujours pacifiques.
Au milieu du XIXe siècle, les intérêts géopolitiques opposèrent la France et Odesa dans le cadre de la guerre de Crimée (1853–1856).
Le 22 avril 1854, une flotte franco-britannique combinée se présenta devant les côtes d’Odesa et soumit la ville à un bombardement massif.
Les tirs se poursuivirent du matin jusqu’au soir. Les navires français et britanniques lancèrent des milliers d’obus sur le port et la ville. Les infrastructures portuaires, les entrepôts et les quartiers résidentiels furent visés. La partie basse de la ville ainsi que le boulevard Primorsky subirent d’importants dégâts.
L’un des projectiles ennemis explosa à proximité du monument au duc de Richelieu. Un éclat endommagea le piédestal de granit.
Après la guerre, les habitants d’Odesa décidèrent de conserver volontairement cette trace de l’histoire. À l’endroit endommagé du socle fut inséré un véritable boulet de canon en fonte accompagné d’une plaque commémorative rappelant la journée du bombardement franco-britannique.
Le dernier grand épisode de la présence française directe à Odesa fut marqué par les événements dramatiques de la guerre civile qui suivit la Première Guerre mondiale. Après la défaite des Puissances centrales, les États de l’Entente décidèrent d’intervenir sur le territoire de l’ancien Empire russe afin de freiner l’avancée des bolcheviks. Dans le sud de l’Ukraine, la France joua le rôle principal.
Le 18 décembre 1918, les premières unités régulières françaises, commandées par le général Borius, débarquèrent dans le port d’Odesa. Peu après, les effectifs des forces de l’Entente dans la région atteignirent des proportions considérables : entre 45 000 et 60 000 hommes, dont environ 15 000 soldats français, le reste étant composé de contingents grecs, roumains et polonais. La ville fut placée « sous la protection de la France » et le boulevard Primorsky ainsi que les rues voisines du port furent transformés en zone française patrouillée par des soldats étrangers.
Cependant, la composition nationale des troupes dites « françaises » surprit les habitants d’Odesa. Au lieu des élégants Parisiens qu’ils imaginaient, ils virent apparaître dans les rues des unités coloniales : des zouaves et des tirailleurs algériens, des mitrailleurs sénégalais et des sapeurs vietnamiens. L’apparence exotique de ces soldats, vêtus de sarouels orientaux et coiffés de chapeaux de feutre, contrastait fortement avec la réalité d’une ville frappée par le froid, la faim et l’instabilité.
La période de l’intervention, qui dura un peu plus de cent jours, de décembre 1918 à avril 1919, entra dans l’histoire d’Odesa comme une époque de chaos politique et de situations presque irréelles.
Confusion politique : le commandement français, dirigé par le général Henri Berthelot et le haut-commissaire Philippe d’Anselme, comprenait mal la complexité de la situation locale. Il tenta simultanément de négocier avec l’Armée blanche du général Denikine, avec les représentants de la Direction de la République populaire ukrainienne dirigée par Symon Petlioura et avec les autorités municipales d’Odesa. Aucun de ces rapprochements ne déboucha sur une alliance durable.
Démoralisation des troupes et activité clandestine : les bolcheviks disposaient à Odesa d’un réseau clandestin particulièrement actif, appelé « Collège étranger », dirigé par la Française Jeanne Labourbe. Les militants menaient une intense propagande auprès des marins et des soldats français. Épuisés par la Première Guerre mondiale, beaucoup de militaires ne comprenaient pas pourquoi ils devaient risquer leur vie dans les steppes enneigées du nord de la mer Noire pour des idéaux qui leur étaient étrangers. Des mouvements de contestation commencèrent à apparaître dans les troupes et à bord de plusieurs navires de la flotte française, notamment sur le cuirassé Mirabeau.
Effondrement militaire : au printemps 1919, les forces soviétiques commandées par l’ataman Nykyfor Hryhoriv, passé du côté bolchevique, avancèrent rapidement vers Odesa. Les tentatives françaises de consolider leurs positions dans les régions de Voznessensk et de Berezivka échouèrent. Les unités coloniales se retirèrent en abandonnant une partie de leur matériel, y compris les nouveaux chars français Renault FT-17.
Conscient de l’impossibilité de maintenir le front et craignant une révolte généralisée dans sa propre flotte, le gouvernement français à Paris ordonna une évacuation immédiate.
Le 2 avril 1919, la fin de la mission fut officiellement annoncée. L’évacuation se déroula dans la précipitation et la confusion. Pendant trois jours, les navires français embarquèrent soldats, diplomates et milliers d’habitants locaux — commerçants, banquiers, artistes et officiers — qui fuyaient l’avancée bolchevique.
Le 6 avril 1919, les derniers bâtiments français quittèrent la rade d’Odesa, mettant ainsi fin à l’époque de la présence militaire et politique officielle de la France sur les rivages de la mer Noire.
De nombreux habitants d’Odesa ont consacré leur vie au service de la France.
Parmi eux figure notamment le caricaturiste David Vidgoff, devenu chevalier de l’Ordre national de la Légion d’honneur.
Durant la Première Guerre mondiale, un autre natif d’Odesa, Rodion Malinovski, combattit en France. En 1918, il s’engagea volontairement dans la Première Division marocaine de la Légion étrangère française. Jusqu’à la fin des combats, il servit sur le front occidental comme chef de mitrailleuse, commandant de section puis adjoint au commandant d’une unité de mitrailleurs. Au sein de l’armée française, Rodion Malinovski fut promu caporal puis sergent. Pour ses mérites militaires, il reçut à deux reprises la Croix de guerre française. Plus tard, durant la Seconde Guerre mondiale, le maréchal Malinovski fut décoré de la Grand-Croix de la Légion d’honneur.
Un autre Odessite, Petro Boudnyk, combattit dans les rangs de la Résistance française. Fait prisonnier, il fut envoyé dans un camp de concentration en France. Il réussit à s’évader à trois reprises, mais fut chaque fois repris. Finalement transféré dans le camp de concentration de Lorraine, réputé pour la brutalité de ses conditions de détention, il parvint de nouveau à s’échapper. Il rejoignit alors un groupe de résistants dont il devint chef d’état-major et combattit aux côtés de ses compagnons français. Après la guerre, Petro Boudnyk retourna à Odesa, où avait commencé sa carrière militaire. Sur les rives de la mer Noire, il poursuivit des études de médecine, devint chirurgien puis médecin-chef d’un hôpital.
Les années 1960 et 1970 constituèrent une période particulièrement importante dans les relations entre Odesa et la France.
Le 18 février 1968, un monument dédié au héros de la Résistance française Vassyl Poryk fut inauguré dans la ville d’Hénin-Beaumont. Avant la guerre, il avait été élève-officier à l’École d’infanterie d’Odesa.
En 1973, Odesa et Marseille signèrent un accord de jumelage. Depuis lors, les deux villes ont multiplié les échanges dans les domaines de l’archéologie, du théâtre et de la culture. À Odesa, une rue fut baptisée rue de Marseille, tandis que l’un des navires du Portoflot d’Odesa porta le nom de la ville française. À Marseille, une avenue d’Odessa rappelle également cette amitié.
À l’été 1969, la citoyenne française Suzanne Savary visita Odesa pour la première fois. Venue comme simple touriste, elle devint par la suite une véritable amie de la ville. Dès son premier séjour, elle établit des liens avec les enseignants de l’Université nationale I. I. Metchnikov d’Odesa et offrit au Musée d’art occidental et oriental son œuvre intitulée Bouquet de l’amitié. Pendant près de quarante ans, Suzanne Savary revint régulièrement à Odesa, apportant d’importants dons culturels. Elle légua au musée seize de ses tableaux, plus de cent vingt objets d’art décoratif ainsi que plus de deux mille livres, albums et revues consacrés à la peinture et aux arts appliqués. Parmi eux figurent de nombreuses éditions rares, catalogues précieux et encyclopédies aujourd’hui conservés exclusivement à Odesa.
L’année 1993 fut également marquante avec la renaissance de l’association Alliance française, dont la mission principale est la promotion de la langue et de la culture françaises. Parmi ses fondateurs figurait Anatolii Hrytsenko, maître de conférences à l’Université nationale I. I. Metchnikov d’Odesa et grand spécialiste de la France. L’Alliance française d’Odesa fut l’une des cinq premières organisations ukrainiennes officiellement reconnues à Paris. Elle bénéficia d’un important soutien français pour l’équipement de ses locaux, l’achat de manuels pédagogiques et le financement de son fonctionnement.
L’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie est devenue l’épreuve la plus difficile de l’histoire contemporaine d’Odesa. Les forces russes attaquent régulièrement les principales portes maritimes du sud de l’Ukraine à l’aide de missiles et de drones, cherchant à détruire les infrastructures portuaires, à bloquer les exportations de céréales et à anéantir le patrimoine architectural unique de la ville. Dans ces heures sombres, alors que le ciel d’Odesa est régulièrement secoué par les explosions, la France a tendu la main à la ville. Le peuple français, les collectivités territoriales françaises et de nombreux bénévoles ont mis en place un vaste réseau de soutien à la région d’Odesa, donnant naissance à une véritable histoire de solidarité.
Lorsque les missiles russes ont endommagé des centaines de monuments architecturaux, la Maison des scientifiques et le Lycée musical Stoliarsky, la France fut l’un des premiers pays à défendre le patrimoine culturel de la ville. Grâce aux efforts considérables des diplomates et experts français, le centre historique d’Odesa a été inscrit en janvier 2023 sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en péril. Des responsables gouvernementaux, des architectes et des spécialistes français ont élaboré des programmes à long terme destinés à stabiliser, conserver et restaurer les façades et les toitures des monuments endommagés. Tandis que l’agression russe tente d’effacer l’histoire d’Odesa, les experts français contribuent à la documenter et à la préserver pour les générations futures.
À travers l’obscurité des coupures d’électricité : le front énergétique et humanitaire. Les frappes russes contre les infrastructures énergétiques visaient à plonger Odesa dans le froid et l’obscurité. En réponse, les collectivités françaises, les organisations caritatives et les institutions publiques ont transformé leur solidarité en une aide concrète. Au printemps 2026, Odesa a reçu de nouveaux générateurs industriels de forte puissance fournis par des partenaires français, notamment par l’association Aide Médicale & Caritative France – Ukraine et par la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Ces équipements sont devenus essentiels au fonctionnement de la ville. Grâce à eux, les écoles, les jardins d’enfants, les hôpitaux et les établissements sociaux d’Odesa continuent de fonctionner même lors des coupures d’électricité les plus sévères. L’aide française a offert à la ville ce dont elle avait le plus besoin : l’autonomie et la certitude que la vie pouvait continuer.
Marseille et Odesa : une fraternité éprouvée par le feu. Les relations entre Odesa et sa ville jumelle française, Marseille, constituent un chapitre particulièrement important de cette histoire. Les sapeurs-pompiers marseillais, la municipalité et des milliers d’habitants de Marseille se sont mobilisés pour soutenir le sud de l’Ukraine.
D’importants convois humanitaires continuent d’arriver régulièrement à Odesa. Parmi les contributions les plus précieuses figurent les équipements destinés aux services d’urgence ukrainiens : véhicules de lutte contre les incendies, ambulances modernes, matériel médical spécialisé et médicaments indispensables aux hôpitaux de la ville. La France poursuit également l’octroi de financements importants destinés à la reconstruction des infrastructures critiques de l’Ukraine, notamment dans les secteurs de la santé, de l’approvisionnement en eau et de l’énergie, essentiels pour la région d’Odesa. Les dirigeants français soulignent régulièrement que la sécurité d’Odesa et de la région de la mer Noire est indissociable de la sécurité de l’Europe tout entière.
L’agression russe visait à isoler Odesa du monde. Elle a au contraire renforcé les liens de solidarité, d’amitié sincère et de coopération qui unissent aujourd’hui Odesa et la République française.

*Pourquoi le nom de la ville « Odesa » s’écrit avec un seul « s »?
Nous écrivons le nom de la ville sous la forme « Odesa » avec un seul « s » afin de respecter l’orthographe ukrainienne et la dénomination originale. Les formes internationales traditionnelles comportant un double « s » peuvent encore être utilisées, mais la forme ukrainienne correcte ne comporte qu’un seul « s ».